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Monday, 12 May 2014

LA DESERMENTATION PREMIERE PARTIE


 

Le dix sept mars deux mille treize, je  recevais  un coup de fil du docteur Papy Kabwika Kabemba qui était au dernier mois de son training médecin dans la zone de santé de Watsa, me promettant qu’il viendrait me voir les après midi.

Après une longue, fatigante et stressante journée de travail, je partis me reposer dans ma chambre qui était à environ dix mètres de mon cabinet de la Clinique paradoxe.

Pendant que j’ai dormais, j’ouïs mon téléphone sonné, je me réveillai de mon sommeil, je décrochai l’appel et, c’était le commissaire Josué Sambalala, commandant second de la police nationale congolaise détachement de Kibali gold mining, qui me demandait si je connaissais le docteur du centre de santé de Moku.

Je lui répondis bien sûre, il me dit qu’il est décédé; sans terminer la conversation, je criai incroyable, incroyable, incroyable et mon  téléphone tomba tel une pomme du haut du pommier et je commençai à pleurer, puis je me ressaisi et rappelai le lieutenant pour lui demander de quoi était-il mort? Il me répondit :<< accident de circulation routière>>, je sorti de ma chambre et annonçai la nouvelle à l’ingénieur Milambo mon cousin.

Ensemble, à bord d’une moto nous partîmes pour Watsa pensant que la dépouille mortelle était là, malheureusement lorsque nous arrivâmes chez docteur Hilaire Lisimo, médecin directeur de l’hôpital général de Watsa, nous trouvâmes une marée humaine avec visages angoissés par cette mort inopinée d’un jeune médecin.

La nous apprîmes que l’équipe médicale de Watsa était partie récupérer le corps à moku et tout le monde attendait son arrivée.

Vers vingt une heure, nous eûmes un message précisant la délocalisation du lieu de deuil, de chez docteur Hilaire au bâtiment du district sanitaire, nous nous installâmes là attendant l’arrivée du corps, et vers vingt deux heures j’entendis l’ambulance qui sonnait sans cesse, et d’un coup nous commençâmes à pleurer.

Presque quatre vingt dix pour cent de personnes se demandaient pourquoi la mort ne fait pas bon choix.

Lorsque l’ambulance entra, je vis docteur  Papy Kabwika dormant, pour moi je pensai qu’il allait se réveiller à quatre heure.

Aux environ de vingt trois heures, docteur Hilaire arriva avec un bidon rempli de formol, et  il demanda a l’assistance de dégager la salle.

C’est alors que docteur Nicolas et les autres médecins entrèrent habillés en tenues de chirurgie, et moi pris par l’émotion je ne parvins pas rejoindre cette grande équipe médicale, ils travaillèrent jusqu’à deux heures du matin.

La même nuit, un compromis fut trouvé entre la famille et docteur Hilaire que le corps devait être rapatrié à Kisangani, par quel moyen et par qui? L’on ne savait pas encore.

A cinq heures du matin, le docteur Kulidri, médecin de district haut Uélé ordonna qu’on amenât le corps à bord du véhicule du district sanitaire, et moi je décidai d’accompagner ce cortège jusqu’à Kisangani.

A quatre je m’attendais que le docteur Papy allait se réveiller, voir et compter les frères et sœurs qu’il avait eu dans sa courte carrière.
 


 

Très tôt le dimanche matin, le chauffeur du district sanitaire haut Uélé Est parti se ravitailler en carburant  et revient vers sept heures, nous commençâmes le voyage à cinq; moi, l’administrateur gestionnaire du district sanitaire, Ir  Milambo, Alain Mukuna qui  était venu de Moku.

Lors que nous arrivâmes à durba, je dis au revoir à mes infirmiers  et à leur tour me présentèrent leurs condoléancés  les plus émues.

Au bout d’une heure et demie de voyage, nous atteignîmes Makoro, lorsque nous arrivâmes à l’hôpital, docteur Georges Mutuale était à côté de la jeep de la paroisse, et son épouse était dedans.

Lorsqu’il me vit, il courut vers moi pleurant et me dit qu’il était sur  le point d’aller à Watsa, faisons alors route ensemble car croyant que le deuil devait se faire à Watsa.

Je lui répondis que  la dépouille  mortelle était dans le véhicule et il devait sans tarder faire route avec nous; impossible de résister il fit vite ses bagages, et vers dix heures nous partîmes de makoro en direction de Bunia.

En cours de route, presque dans chaque village, les villageois émus, présentèrent  leur condoléances les plus attristées, certains  demandèrent  pourquoi la mort devait prendre si tôt, une personne si importante? Et je répondis que ce messager n’a jamais eu tort dans son choix.



Vers dix neuf heures, nous arrivâmes à Bunia, ville au paysage splendide, chef lieu du district de l’ituri, craignant l’insécurité, nous décidâmes de dormir a l’hôtel TAKE BEYA, ou nous reçûmes la visite de consolation de l’ingénieur Faustin Mbayo et du vieux Nkolomonyi.

A cinq  heure nous partîmes de Bunia vers Komanda, nous  y  arrivâmes vers huit heures, certains membres de  la communauté songe qui nous attendaient à la route, nous consolèrent, encouragèrent et remercièrent  pour ce sacrifice que nous avions fait de ramener le corps du docteur Kabwika.

Entre Komanda et Mambasa docteur Georges eut des nausées, vomit et fit même  la fièvre, pas de médicaments, pas de matériels, incapables d’agir, je le surveillai jusqu’à l’hôpital général de mambasa, ne connaissant pas le lieu, nous nous dirigeâmes vers une porte qui était ouverte, c’était le bureau de l’administrateur gestionnaire, jeune dame, qui nous reçu avec gentillesse.

A son tour, elle nous conduisit jusqu’au bureau du directeur de nursing qui parti informer le médecin traitant qui faisait son tour de salles  avec une trainée d’infirmiers et stagiaires comme les catholiques faisant le chemin de la croix.

Ils administrèrent les médicaments anti vomitifs, anti malaria et posèrent une perfusion de ringer lactate.

Lorsque la perfusion fut terminée, nous continuâmes notre long et pénible chemin, ce fut un voyage sans panne du véhicule et au lendemain matin nous voici arrivés très tôt le matin à Kisangani, boyoma singa mwambe.

Au niveau de la mosquée centrale, nous rencontrâmes une équipe qui nous attendait, pour  nous montrer ou devait se tenir le deuil.

Deux groupes, pour les uns il fallait que le corps aille tout droit à la morgue de l’hôpital général, tandis que pour  le corps devait  arriver d’abord à la maison.

Convaincu de l’efficacité de la formolisation réalisée par docteur Nicolas et son équipe, j’ordonnai au chauffeur d’amener le corps jusqu’à la maison.

Lorsque les gens qui attendaient depuis deux jours notre arrivée, virent le véhicule, je peux dire que c’était la première minute du deuil de docteur Kabwika qui marqua l’horloge de l’angoisse, des pleurs, des cris voire de pertes de connaissances nous accueillirent dans la parcelle.

Nous passâmes cette journée en train d’expliquer  aux gens les circonstances de la mort ainsi que notre  voyage.

Cette mort m’appris encore à bien soigner mes relations, à compter sur Dieu seulement, car si ca dépendait de médecins du territoire de watsa, notre confrère ne serait pas mort.

 

 

Wednesday, 16 April 2014

L’IGNORANCE AU SERVICE DE LA MALADIE


Il y avait dans un village un jeune tellememnt gentil, qui s’appelait Kasongo, marié et  père d’une nombreuse  famille.
Un soir  pendant qu’ils  étaient  autour du feu avec  son père,ses  deux jeunes frères et leurs enfants, il senti  que sa réspiration  étouffait, son corps se fatiguait, et il commençait à  voir   flou.










 
Ainsi  partit-il  dormir, au lieu  de se reveiller en bonne santé, une toux l’accompmagna,a cela s’ajouta le manque d’appetit,l’ammaigrissement, les transpirations nocturnes, la fièvre tôt le matin, et chaque jour qui passait le jeune homme devenait  de plus en  plus  asthénique.
Soucieux, son jeune frère alerta le chef de famille qui à son tour convoqua une reunion de famille  en urgence.
Telles les mouches entourant une viande  faisandée, les frères de kasongo s'assemblerent sous le manguier pour chercher d’où  venait cette malediction qui frappait leur  frère .





 
Ils taillerent la bavette autour  de la maladie cherchant le sorcier et leurs demarches n’acoucherent qu’une souris.
Ils  deciderent d’appeler  un guerrisseur  qui  tenta  avec incantations  et potions pendant une semaine, c’etait  comme  s’il  versait de l’eau  sur le dos du canard, la maladie ne senti pas sa présence.





 

Le second arriva, il tenta par des chansons, potions et incatations la maladie ne lui obeit pas,ils se succederent  jusqu’au  dixieme, qui dansa, sauta , cria et appella  mȇme   ses ancȇtres, la maladie n’obeit pas non plus.





 

Et  lorsque Kasongo qui parlait, qui riait, qui bougeait ne resta vivant que  par la montée et descente de son ventre, la famille  decida de l’amener chez le médecin.
Pas d’ambulance, pas de moto, pas aussi un velo, juste au coin de  la chambre  de Kasongo reposait un filet de chasse sale, les frères du patient le mirent dedans et commencerent une longue marche qui dura  quatre heure.
Arrivée à l’hopital de Kipushya, le docteur ecouta un bruit semblable  au mugissement   et  sortant de son bureau, il apercu un patient qui n’avait  que la chaire aux os, il demanda   à ceux qui le transportaient  de l’amener   en sale d’urgences, arrivée là,  le mourant ne donna peu de chance qu’au laboratin et radiologue de prendre chacun en ce qui  le  concerne   les  echantillons.











 
Trente   minutes plus tard il  dit  ses   derniers   mots à son fils ainé et, pendant qu’il lui parlait ses sept soeurs chercherent de pagnes   et  se couvrirent pensant  que le soufle de vie devait ȇtre arreté par leur barrière, a leur ainsi le soufle  parti et Kasongo se  coucha avec ses  Aieux.


 
Les frères de l’illustre disparu ramenèrent   le corps jusqu’au village ,firent deuil sur lui, et remirent la terre à la terre.





 
Après   toutes les ceremonies de deuil, le chef de famille  parti chercher  le certificat de decès, c’est alors que le docteur de l’hopital général de kipushya  lui dit que son frère etait décedé de la tuberculose, une maladie  guerrissable  par les  molécules  qu’on  donne gratuitement.